Thursday 17. May 2012
1. Katholische Sozialtage in Gdansk

Content:

Report of Jerôme Vignon on the current economic and social challenges of the EU



Introduction


C'est un moment propice pour se poser la question des défis qui attendent l'UE. Un nouveau Parlement européen se met en place, bientôt une nouvelle Commission. Sans doute le Traité dit de Lisbonne entrera-t-il en vigueur au début de 2010, puisque les Irlandais ont cette fois approuvé sa ratification et que les réserves présidentielles en Pologne et en République tchèque ne peuvent longtemps persister. Une période de délibération institutionnelle intense commence, qui devrait culminer au Printemps 2010, lorsque la Présidence espagnole proposera l'adoption de nouvelles orientations économiques et sociales pour l'UE, à l'horizon 2020[1].


Le moment est aussi propice du point de vue de la crise économique et sociale survenues dans toute son intensité à l'automne 2008, mais dont les effets sociaux et politiques sont encore à venir l'an prochain, voire jusqu'en 201, 2012. . Dans ce « rapport » souhaité par la commission sociale de la COMECE, donner de l'importance à la crise est nécessaire. Si on ne le fait pas, on risque de considérer une liste de défis abstraits, tels que démographiques, climatiques, technologiques et mondiaux, qui auraient tout aussi bien pu être énumérés avant la crise. Le danger est alors de se laisser entraîner dans une approche programmatique, un peu celle du Président Barroso qui dans ses « Lignes directrices pour l'Europe en 2020 », présentées au PE le 15 septembre dernier, devait se livrer à l'exercice politique délicat de montrer qu'il tenait compte des préoccupations de tous, ce qui n'est pas la même chose que de répondre à la question : qu'est-ce qui est vraiment essentiel pour l'UE aujourd'hui ?


Or il s'agit pour moi de m'adresser à  des pasteurs, soucieux d'une lecture humaine de la situation présente de l'Union et de ses Etats membres, attentifs aux besoins, difficultés et attentes profondes des sociétés dans lesquels vivent les catholiques européens. D'où le plan de ce rapport qui s'inspire des temps de la spiritualité ignacienne :


1.   La crise elle-même, par son acuité, a suscité un moment de vérité de la part des gouvernements comme des opinions publiques. Un discernement des causes qui l'avaient fait survenir a été engagé, et des réponses significatives ont été initiées. Face à la crise, une sorte de consolation a été vécue.

2.   Vient maintenant, face à l'ampleur des difficultés et des obstacles pratiques légués par la crise, un temps de doute et de confusion, alimenté par des réflexes idéologiques.

3.   Les suites de la crise vont-elles donner lieu à un approfondissement, à des changements effectifs de comportements, inspirés par l'effort initial de vérité et ouvrant sur des réponses durables à la crise ? C'est le temps, à venir encore, d'une conversion qui appelle un encouragement de la part des Eglises.



1. Les effets positifs de la crise : le temps d'une consolation.

La crise, dont on commencera de mesurer l'ampleur seulement à partir du Printemps 2008, va provoquer un ébranlement inédit, qui laissera des traces durables sur le plan  économique et social. En moyenne, au cours de l'année 2009, la chute du PIB est estimée par la Commission européenne à 4% ; elle atteindrait 5,5 % en Allemagne, de l'ordre de 9% en Irlande et plus de 10% dans les pays baltes, très sévèrement touchés. Le chômage, selon ces mêmes prévisions augmenterait de 3 points en pourcentage de la population active dès 2009 et de trois points encore en 2010, soit plus qu'un doublement en deux ans ; dans certains pays, tels la Grèce, l'Irlande, l'Espagne, il dépassera en 2009 le seuil de 15%, pour atteindre chez nos voisins espagnols plus de 20% en 2010. Le déficit public de l'Allemagne vertueuse atteindrait 6% du PNB l'an prochain, 7,5% en France dès cette année et l'on s'attend l'an prochain au Royaume uni à un défit record de 14% ; parmi les anciens Etats membres de l'UE , c'est cependant l'Irlande qui paraît connaître les difficultés budgétaires les plus aigües, obligée de s'engager dès maintenant dans une réduction drastique des dépenses sociales et des salaires des fonctionnaires , afin d'éviter de devoir demander l'aide du FMI.


Cependant, face à cette tempête, les gouvernements ne se sont pas contentés de « sauver les meubles «  en évitant l'effondrement du système bancaire. Ils ont aussi agi rapidement et de façon cohérente[2], significative, sur le plan budgétaire. Les plans de soutien et de relance des économies nationales ont été élaborés dans l'urgence à l'automne 2008, mais selon une stratégie coordonnée au plan européen qui comportait quatre volets : un dispositif de maintien dans l'emploi par l'extension des possibilités de chômage partiel ; des dispositions exceptionnelles de soutien des revenus individuels et familiaux ; des garanties de solvabilité données aux ménages endettés pour l'acquisition d'un logement ; enfin un investissement dans les services d'éducation , de santé et de logement. Les montants budgétaires ainsi engagés représentent en moyenne 3 points du PNB européen cumulés sur deux années , un « stimulus » délibéré auquel s'ajoute un montant comparable de soutien automatique de l'activité économique et des revenus fournis par les dépenses de protection sociale, en particulier les allocations de chômage et les dispositifs légaux de revenu minimum.


A l'automne 2009, prenant quelque recul, on peut estimer sans flatterie excessive pour l'action des gouvernements, que ceux-ci ont pris par leurs initiatives le contre pied d'un certain nombre de tendances et d'attitudes reconnues pour avoir contribué au surgissement de la crise :


1     A la confiance idéologique dans la capacité des marchés à s'autoréguler s'est opposée une volonté ferme d'encadrer désormais tant les opérateurs financiers que les instruments de leur « créativité ».

2     A l'indifférence manifeste vis-à-vis des inégalités croissantes et de la persistance, sinon de l'aggravation de la pauvreté a succédé un souci de revalorisation des minimas sociaux.

3     Sans doute le changement de cap le plus important concerne-t-il les politiques de l'emploi. Avant la crise, elles étaient axées sans nuance sur le couple flexibilité-sécurité ; pendant la crise,  elles ont été mobilisées pour le maintien dans l'emploi, avec un renfort financier parfois très important donné au chômage partiel, sans négliger pour autant un soutien renforcé à l'accompagnement des jeunes chômeurs et des salariés précaires.

4     D'une certaine façon, les investissements publics et les incitations données aux investissements privés dans la crise reflètent un souci de se préparer à un mode de croissance » plus économe en énergie et plus riche en services de proximité[3].


Tout s'est donc passé, au moins dans un premier temps comme si les gouvernements avaient pris la mesure de l'ampleur du désarroi social ayant touché les opinions publiques et du rejet qui s'est alors exprimé à l'égard d'attitudes ayant pu conduire à la crise ou à l'aggraver. C'est sans doute une des explications que l'on peut trouver au paradoxe des élections européennes de Juin 2009 qui ont en général conforté les majorités de centre droit déjà au pouvoir. On peut n'y voir que de l'habileté politique. On peut aussi interpréter cette situation d'empathie et de lucidité partagée comme un temps de consolation au sens spirituel.



2. Face aux conséquences durables de la crise, le risque de la confusion des esprits

Même si l'économie mondiale donne au second semestre 2009 des signes de reprise (dont les experts du FMI soulignent régulièrement la fragilité), l'année 2010 verra s'amplifier deux grandes difficultés pour la poursuite de l'action des gouvernements sur la lancée des plans de 2008.


Le chômage risque en effet d'y apparaître dans toute son ampleur. Dans plusieurs pays, c'est l'année prochaine que sa hausse sera la plus importante. Son niveau, comme en Espagne, en Irlande, en Pologne sera en  lui-même un frein à la demande des ménages. Mais les marges de manœuvre des Etats pour redonner du grain à moudre à la machine économique seront plus limitées du fait de l'endettement public, qui pourrait s'alourdir d'un tiers par rapport aux niveaux d'avant crise et dépasser 100% du PIB dans des pays tels que la Belgique et l'Italie et atteindre en France près de75 % à la fin de l'année 2010.


Face au risque d'engagement d'une spirale de déficits, les Ministres des finances de l'UE commencent déjà à définir une stratégie coordonnée de sortie, impliquant une diminution progressive des dépenses publiques conjuguées ou non avec des augmentations de taxe[4].


Dans cette situation confuse et difficile à expliquer, hausse du chômage, atténuation progressive des soutiens publics, l'opinion désorientée et vulnérable peut être tentée par des discours simplistes, proposant d'improbables remèdes à effets immédiats. Les choix publics peuvent alors glisser dans des directions dangereuses, contraires à celles qu'exigerait une sortie durable de la crise. La situation présente dans plusieurs pays de l'Union offre une illustration du travail de ces faux prophètes. Elle souligne des tensions mettant à l'épreuve l'esprit de solidarité au sein de chaque Etat membre comme au sein de l'union européenne:


  • Refus de tout aménagement de la fiscalité y compris au motif de la préparation de l'avenir ou de la solidarité, comme en témoignent en France les discussions difficiles autour de la taxe carbone et de l'adaptation du "bouclier fiscal".
  • Coupe dans les dépenses sociales d'avenir, consacrées à l'investissement dans le capital humain. C'est en effet la conséquence de l'influence exercée dans certains pays par les seniors, conduisant à chercher les économies sociales partout ailleurs que dans les retraites: dans l'éducation, la santé, le logement social. C'est un peu la tendance observable en Irlande, dans les pays baltes, en Roumanie.
  • Retour au système des préretraites, comme en Slovénie.
  • Durcissement des politiques d'intégration des migrants et des minorités ethniques, comme actuellement en République tchèque, au Danemark et en Italie.
  • Enfin, renaissance de réflexes protectionnistes, toujours vivaces en temps de crise, comme le rappelle douloureusement la difficile négociation allemande autour de la vente du constructeur automobile Opel, suscitant de grandes craintes de la part des autres pays concernés par le choix des sites promis à restructuration ou fermeture.


De ces tensions et de ces résistances découle une lecture plus politique que technique des principaux défis qui attendent aujourd'hui l'Union européenne et ses Etats membres: comment pourront-ils ensemble maintenir le cap sur le long terme, mettre en œuvre un programme d'investissement dans l'humain, grâce à la solidarité?



3. Le temps de la conversion: rentrer dans une démarche de changements des mentalités et des styles de vie.

Un régime de croissance économique est toujours lié à un sous bassement de représentation collective, à une vision de l'homme et du monde. Elles assurent une certaine cohérence entre les acteurs, ceux qui pilotent et ceux qui suivent, pendant le temps d'une génération.


Beaucoup de signes s'accumulent, grossis par la crise financière et économique, pour suggérer que les représentations collectives et les visions culturelles qui sous tendent le mode de croissance initié au tournant des années 80, avec la fin de la guerre froide, sont dans une impasse. Je choisirai pour expliciter ces représentations l'image du double accélérateur:


  • D'un coté, il semble admis que les plus chanceux et les mieux dotés en capital humain et social soient autorisés à rechercher l'enrichissement personnel dans le plus court laps de temps possible, sur le modèle des fameux traders financiers;
  • en contrepartie en quelque sorte, la masse de la population est invitée à espérer que grâce au progrès, elle pourra bénéficier d'une forme de rattrapage, accéder aux biens matériels réservés provisoirement aux catégories plus aisées, comme semblent le promettre la diffusion spectaculaire des moyens modernes de communication.


Il paraît aujourd'hui qu'une telle course est intenable, à cause de l'instabilité qu'elle engendre sur des marchés vitaux pour la sécurité collective. Intenable elle l'est aussi à cause des limites physiques imposées par la rareté de ressources non renouvelables et par les effets destructeurs de la dégradation du patrimoine naturel.


Déjà, en filigrane des contraintes qui s'affichent à l'horizon 2020, s'annonce un modèle de croissance plus lente que ce que nous avons observé depuis 25 ans: le ralentissement démographique d'un coté, l'augmentation sensible du prix relatif de l'énergie nous y entraîne. Il n'est plus possible de parier sur des augmentations de pouvoir d'achat même limitées à 1% par an. En revanche, une croissance  « à basse intensité carbone », ainsi que la nomment les experts de l'OCDE, ferait d'avantage appel au facteur humain et pourrait s'accompagner d'une plus grande qualité de vie, sans pour  autant renoncer aux avancées du progrès technique et sans mettre en cause l'exigence de compétitivité internationale[5]. Des investissements et des efforts de recherche resteront nécessaires, mais sans doute orientés par une autre échelle des prix et des références à long terme.


La vue longue devient ainsi une clef d'un nouveau contrat social, où il ne serait pas stupide de proposer aux Européens de mieux équilibrer leurs temps de travail , de loisir ,de formation et de vie familiale au long de l'année, si par ailleurs ils doivent se préparer pour de très longues carrières d'activité atteignant le demi siècle couramment , comme c'est déjà le cas dans certains pays scandinaves.


On ne tombe pas amoureux d'un taux de croissance; mais on se passe difficilement des commodités qu'un taux relativement élevé pouvait offrir. Le vrai défi européen économique et social est d'ordre culturel. Comment accompagner et encourager un authentique changement généralisé des comportements animé par le désir d'un autre avenir? Comment le faire alors qu'une partie de la population, dans nos pays et plus encore dans les nouveaux Etats membres, manque encore de l'essentiel? Cette vision d'une croissance plus sobre, plus riche en qualité des différents temps de vie, devrait s'accompagner d'un effort accru de  solidarité, autour de la question de l'accès à un emploi de qualité, afin que les classes et pays défavorisés y trouvent aussi une perspective.  On pressent que cela appelle des  responsabilités particulières que devraient assumer différents acteurs, en fonction de leur place dans les sociétés européennes et des marges de liberté dont ils disposent:


  • Pour les Eglises, la société civile et les autorités culturelles, il y a lieu d'aider à construire un autre imaginaire du développement. C'est ce que suggère par exemple le Pape Benoît XVI, lorsqu'il évoque le besoin d'une «nouvelle synthèse»[6]. Les religions peuvent donner à comprendre la logique d'une retenue constructive, vécue comme un art de vivre en tenant compte des besoins d'autrui dans la planète, une logique franciscaine en quelque sorte. A cette tâche les Eglises sont invitées, en développant la vision spirituelle qui leur est propre et qui oppose à la pauvre image de l'homo économicus, isolé de ses semblables, celle d'un homme qui s'accomplit dans la reconnaissance de son lien avec ses frères.
  • Pour les politiques publiques, nationales et européennes, il s'agit de mettre en place de nouvelles actions de redistribution sociale, qui conjuguent efficacité économique et participation des citoyens. Ce modèle d'un nouvel Etat social a besoin de la participation active des citoyens, en particulier les solidarités intergénérationnelles et de proximité territoriale.
  • Pour les acteurs économiques décentralisés, notamment les partenaires sociaux, il s'agit dans ces temps de transition où les activités nouvelles potentielles sont nombreuses, mais les capacités des personnes à s'y préparer sont inégales, il s'agit de lutter contre le dualisme du marché du travail. Cela signifie de s'assurer que les moins instruits sont mis en situation de bénéficier de formations qui les préparent à l'avenir et tiennent compte de leurs acquis. Cela consiste aussi à fonder les négociations concernant l'empli et les restructurations sur des vues de long terme.
  • Pour l'Union Européenne elle-même , il s'agit d'incarner dans le monde à la fois une visée industrielle et sociale originale, recentrée sur la durabilité dans tous les sens du terme et une méthode collective pour faire face au futur, incorporant dans l'encadrement du marché des signaux de long terme, accordés avec la rareté de l'énergie et d'autres biens non renouvelables [7]. Une telle vision aiderait sans doute les 27 à redécouvrir la vertu de la solidarité entre eux-mêmes, entre leurs peuples, solidarité qui fait aujourd'hui cruellement défaut[8].


Conclusion


Dans le temps que nous vivons, la valeur ajoutée de l'Union européenne tient plus que jamais à sa capacité d'incarner un projet de long terme. Les citoyens des divers Etats membres en pressentent le besoin et se laissent parfois toucher par la perspective de donner ainsi un meilleur sens à leur vie.


Mais ils ne  parviennent pas à s'engager dans cette voie espérée: soit que les échéances politiques de court terme n'induisent en permanence de la confusion, soit qu'ils refusent eux mêmes de consentir aux sacrifices impliqués par une solidarité accrue.


Ceci ne peut au contraire décourager les pasteurs, d'accompagner un renouveau du projet européen de tous leurs encouragements, de toute la force que donne à l'action humaine l'espoir évangélique.



[1] Après la « stratégie de Lisbonne pour la croissance et l'emploi », feuille de route du Conseil européen pendant la dernière décennie vient le projet « Europe 2020 » qui devrait être présenté par une nouvelle Commission en Janvier prochain.

[2] Les commentaires de la presse internationale et des économistes ont été généralement plus critiques, observant le manque d'approche coordonnée des plans de relance nationaux. Vu sous l'angle des négociations mondiales du G20, les décisions des ministres européens de l'économie ont été très homogènes, s'inspirant mutuellement les unes des autres, autant que le permet un cadre institutionnel qui ne comporte ni budget européen significatif, ni mécanismes contraignant de pilotage des déficits à court terme. La crise donne en revanche des arguments aux tenants d'un « gouvernement économique européen ».

[3] Pour une analyse détaillée des mesures prises par les 27 gouvernements au cours de l'automne 2008, on pourra se reporter au rapport du Comité européen de Protection sociale sur « l'impact social de la crise économique «, publié en Mai 2009.

[4] Les décisions prises à la mi-octobre par la coalition allemande de centre droit soulignent la prudence avec laquelle le retour à l'orthodoxie financière est envisagée : seulement d'ici à 2013. Des déficits encore importants sont envisagés essentiellement pour favoriser, par des réductions fiscales, la compétitivité des entreprises. Ceci augure d'une gestion très sévère des dépenses publiques, en particulier sociales.

[5] Les économistes spécialistes du développement durable et des économies d'énergie estiment que le gros de l'amélioration de l'efficacité énergétique proviendra non des technologies énergétiques proprement dites, mais d'une transformation plus profonde des modes de production des biens et services, en particulier de ce qu'ils appellent l'économie de fonctionnalité qui substitue à l'acquisition de biens, l'achat des services rendus par ces biens.

[6] En particulier au chapitre II de l'encyclique Caritas in Veritate.

[7] La question de la volatilité des signaux de prix donnés par les marchés mondiaux est sans doute l'une des plus urgentes aujourd'hui et devrait solliciter l'imagination des professionnels, des juristes et des économistes. Cette question semble difficile à résoudre à l'échelle mondiale, mais trouve dans l'espace économique européen, avec sa monnaie unique, un champ d'application intéressant.

[8] La cohésion économique et sociale, inscrite dans le Traité de l'Union européenne et servie par des sommes importantes (plus de 40% du budget communautaire, est aujourd'hui à peine évoquée dans les orientations pour une Europe 2020).


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